dictionnaire biographique et prosopographie

VIE MODE D EMPLOIListes collectives

La direction de l’UNEF de 1938 à 1945 (voir liste).

Liste des délégués au congrès de Grenoble, avril 1946 (voir liste)

Les présidents de l’UNEF de 1944 à 1971 (voir liste)

Liste des membres du bureau national de l’UNEF 1944-1971 (en cours)

Liste des membres du BN de la MNEF et des administrateurs délégués 1970-1983.(voir liste).

Liste des présidents de la MNEF (1948-2000) (voir liste)

Liste des membres des bureaux de l’UGE (Union des grandes écoles) (voir liste)

Liste des membres du bureau de l’AGEC (Clermont-Ferrand) 1943-1971 (voir liste)

Liste des membres du bureau de l’AGED (Dijon) et de la corpo de lettres de Dijon 1955-1962 (voir liste)

Liste des membres du bureau et du comité de l’AGEG (Grenoble)1943-1962. (voir liste)

Liste des membres du bureau de l’AGEL (Lyon) 1952-1962 (voir liste)

Liste des membres du bureau de l’AGER (Reims) (voir liste).

Personnes

BANGOU Henri.Né le 15 juillet 1922 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) ; cardiologue ; syndicaliste étudiant (UNEF) 1946-1950 ; premier adjoint (1959-1965) puis maire de Pointe à Pitre (1965 à nos jours), conseiller général (1967-1985), conseiller régional (1975-1986) et sénateur (communiste puis apparenté) de la Guadeloupe, (1986-1995) . Note Monchablon

BARRALIS Roger. Né le 1er août 1945 à Cannes (Alpes-Maritimes) ; dirigeant local (1963-1966), puis national (1968-1969) de l’UNEF ; membre du PSU de 1966 à 1986 ; secrétariat national étudiant du PSU en 1966-1967 ; permanent du PSU en 1967 et en 1971 ; membre du bureau national du syndicat CGT de l’ONIC de 1975 à 1983. Note Legois

BARRET Luc. Né le 18 mars 1945 à Neuilly-sur-Seine (Seine, Hauts-de-Seine) ; ingénieur agronome ; dirigeant local (1964-1965, 1966-1967) et national (1965-1966, 1968-1969) de l’UNEF, il en est président en 1969 ; membre du PSU de 1961 à 1974 ; membre du bureau de la fédération de l’Hérault du PSU, de 1968 à 1974. Note Legois

BORELLA François, Charles, Joseph, André. Né le 16 février 1932 à Nancy (Meurthe et Moselle) ; marié le 27 août 1957 avec Marie-Claire de Thomassin de Montbel ; cinq enfants ; dirigeant local (1954-1955) puis national (1955-1956) de l’UNEF ; membre du PSU depuis 1960, de sa Direction Politique Nationale de 1969 à 1974, membre du Comité Directeur du PS de 1974 à 1979 ; Professeur de droit ; conseiller municipal de Nancy de 1983 à 2002, conseiller régional de Lorraine de 1986 à 1998.Note Monchablon

BOUCHET Paul. Né le 2 août 1924 à Saint Etienne, son père est employé à la Manufrance d’Etat et sa mère s’occupe des trois enfants. Paul Bouchet se trouve au moment de la débâcle, en juin 1940, à Lyon, puis après Noël à Panissières (Loire) où son père est muté. Là, il s’engage dans la Résistance, expérience fondatrice, alliant des individus de tous horizons sur des objectifs communs et concrets d’émancipation, ce que Paul Bouchet va à chaque fois tenter de renouveler : « ça a toujours été le rêve de ma vie, c’est de regrouper les jeunes ouvriers, les jeunes paysans et les jeunes intellectuels » (entretien avec l’auteur, 1995). Note Morder

COSSE Pierre-Yves. Né le 24 novembre 1934 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; inspecteur des Finances ; dirigeant de l’UNEF ; adhérent du Club Jean Moulin, du PSU puis du Parti socialiste. Quatrième enfant d’une famille de la bourgeoisie catholique nantaise (un grand-père fut à l’Action française, l’autre fut dreyfusard ; son père était le patron de la Biscuiterie nantaise, BN), Pierre-Yves Cossé rejoignit l’enseignement public pour passer le baccalauréat. À la rentrée universitaire 1954 il s’inscrivit à Sciences Po Paris et en Faculté de droit. Il milita d’emblée à l’Amicale UNEF… Note Monchablon.

COUTTY, Marc, Dans le numéro 74 de Matériaux, pour illustrer son article sur les jeunesses en 1968, Jean-Philippe Legois  avait choisi dans le fonds Elie Kagan une photographie. Son choix ne relevait pas d’un hasard total, évidemment, mais il ne connaissait pas les personnes sur la photographie. Tout juste une indication, « lycée Turgot, mai 68 »  au verso de l’original. Erreur de Kagan rajeunissant l’image de quelques mois. Il s’agissait de la rentrée de septembre 1968 au moment où les comités d’action lycéens lancent la campagne pour le boycott.  Note Morder

DORIATH, Gérard, avait été un de nos invités lors du séminaire du 27 novembre 2001, « Résistances lycéennes », ayant été partie prenante de comités antifascistes lycéens pendant la guerre d’Algérie. Il s’est éteint le 5 mai 2005 à l’âge de 63 ans. Note Morder

KERGOAT Jacques, voir note Morder avec Maurice Najman et Jiri Pelikan.

JULLIARD Jacques, Marius, Frédéric. Né le 4 mars 1933 à Brénod (Ain) ; universitaire, essayiste et journaliste ; vice-président de l’UNEF (1955-1956), membre du bureau national du SGEN (1962-1970 et 1972-1977), membre du bureau confédéral de la CFDT (1973-1976). Note Monchablon

LAISNEY, Louis, né en 1920 dans la Manche, à Ernée , est décédé le 28 février 2002. Fils d’un père professeur fortement laïque et d’une mère catholique, il est élève au lycée de Coutances, puis étudie le droit. Il se rend Place de l’Etoile à Paris en compagnie de De Lescure le 11 novembre 1940. Il devient président de l’AGE de Caen en 1941, puis secrétaire général de l’UNEF en 1942 jusqu’au congrès de Grenoble de 1946. Note Morder.

LEBERT Charles. « Père de la sécurité sociale étudiante », 1923-2003. notice et voir témoignage.

LESCURE François, Marie, Dominique  Né le 23 avril 1920 à Paris (16e), mort le 13 avril 1992, journaliste à l’Humanité (1946-1965 ; 1973-1992) ; rédacteur en chef de France-Nouvelle (1965–1992) ; élu membre du comité national de l’UJRF ; secrétaire national des étudiants (1945). François Lescure est le fils unique de l’écrivain Pierre De Lescure, qui fut un des fondateurs des Éditions de Minuit, et de Marie de Gentile, fille d’un ancien élève de Saint-Cyr. Son premier engagement connu est sa participation aux activités des éclaireurs unionistes de 1929 à 1934. Quelques mois après la victoire du Front populaire, François Lescure rejoignit un groupe de lycéens antifascistes.Note Monchablon.

LUSTIGER Jean-Marie (1926-2007). Jean Marie Lustiger est décédé le 5 août 2007 à Paris.  Ayant joué un rôle dans le mouvement étudiant, nous nous bornerons donc dans cette notice à – quasiment – cet unique aspect, sans retracer l’ensemble de sa vie. Aaron (de son premier prénom) Lustiger naît  en 1926 dans le douzième arrondissement de Paris, de parents juifs provenant de la frontière Pologne/Silesie ayant immigré à Paris vers 1918. Ils ont également une fille, et ils tiennent un magasin de bonneterie dans le dix-huitième arrondissement et n’ont pas de pratique religieuse.  Il suit des études secondaires au lycée Montaigne, au Quartier Latin. Après un premier exode à Orléans il se convertit au christianisme 1940. Sa mère est déportée (dénoncée comme juive par un voisin). Après son bac en 1943, il passe clandestinement la ligne démarcation pour rejoindre père son à Decazeville, puis à Toulouse au printemps 1944 où il est intégré dans un groupe de jeunes résistants proche de Témoignage Chrétien. Note Morder

MARGER, Pierre-Louis, Pierre-Louis Marger, membre de l’UNEF dans l’Union des Grandes Ecoles, s’est battu contre la guerre d’Algérie. Note  Morder

MAURICE René. René Maurice est décédé brutalement le 18 août 2005, à l’âge de 55 ans. Fils d’une famille nombreuse de Bretagne, il est à Paris au lycée Balzac en 1968 où il est actif, puis s’inscrit après le lycée à l’Université de Nanterre. D’abord engagé dans la JOC, il rejoint l’UEC. Membre de l’UNEF, il participe au courant “ renouveau ”. Après la scission de 1971, il devient secrétaire général puis Président de l’UNEF (dite renouveau) de 1973 à 1976. Note Morder

MOLINARI, Jean-Paul, Jean-Paul Molinari est décédé à  l’âge de 62 ans dans sa ville Nantes,  celle de Michel Verret, bastion d’une sociologie du travail et des classes sociales qui ne cède pas aux effets de mode ni se s’enferme dans le simplisme et l’économisme. La rencontre entre Jean-Paul Molinari, issu d’une famille populaire, avec le mouvement ouvrier nantais (et son mouvement étudiant puisqu’il fut membre et animateur de l’UNEF de Nantes) puis dans l’enseignement et la recherche consacrées au populaire, à l’ouvrier, au communiste, n’avait donc pas de quoi surprendre. C’est à Nantes qu’il est resté fidèle.  Notes Robi Morder et Raphaël Desanti.

MOREAU Yves. Yves Moreau, qui vient de mourir à l ‘âge de 97 ans a eu  une longue vie de militant communiste, entamée comme militant étudiant. Note Monchablon.

NAJMAN Maurice, voir note Morder avec Jacques Kergoat et Jiri Pelikan.

PELIKAN Jiri, voir note Morder avec Jacques Kergoat et Maurice Najman

PERICARD Michel, né le 15 septembre 1929 à Saint-Germain-en-Laye  et mort le 2 février 1999 dans la même ville. Entretien avec Didier Fischer. Michel Péricard,  m’avait reçu dans sa mairie de Saint-Germain-en-Laye en septembre 1992. Il était visiblement heureux d’évoquer ses jeunes années. Pendant plus d’une heure, nous avions conversé librement.

REMOND René (1918-2007) : Il faisait son entrée dans la salle du séminaire de maîtrise de l’UFR d’histoire de l’université de Nanterre selon un rituel invariable. Jean-François Sirinelli et Pascal Ory, ses assistants, le suivaient à quelques pas. Sa silhouette élancée se glissait entre le mur et la rangée de tables dans un mouvement légèrement chaloupé. A mesure que ce cortège des maîtres progressait, le silence se faisait parmi nous. Nous nous gardions bien néanmoins de nous lever. Le mandarinat n’avait-il pas pris fin avec les événements de Mai 68 ? Il s’asseyait au centre entre ses deux assistants, qui par déférence, attendaient qu’il soit assis pour s’asseoir à leur tour. La séance pouvait alors commencer par quelques mots prononcés à notre adresse. Note Fischer.

ROSTINI Pierre. Né le 2 mars 1920 à Paris. Son père, Dominique Rostini était agent de la Compagnie des Chemins de fer de l´Est, Après des études secondaires à Ajaccio, il s’inscrit à la faculté des lettres d’Aix-en-Provence en 1940 et finance ses études en étant maître d’internat à Bastia, Ajaccio, Aix-en-provence. En 1943 il devient président de l’association générale des étudiants d’Aix, puis commissaire aux comptes de l’UNEF. Résistant – ses premiers actes sont d’insérer des tracts dans les livres à la bibliothèque universitaire il est le pilier de la reconstitution de ce qui va devenir le syndicat unique des étudiants, qu’on qualifiera ultérieurement comme « la grande UNEF ». Note Morder.

ROURE, Jean-Claude, né en 1938 ; syndicaliste étudiant, président de l’UNEF en 1962-1963, responsable associatif et haut fonctionnaire. Né le 11 mai 1938 à Alger, Jean-Claude Roure est le premier des deux enfants non baptisés d’un couple d’instituteurs (Roger Roure, Camille Brunon) n’adhérant à aucun parti mais républicains, laïques fortement antiracistes. Après ses études au lycée Gautier d’Alger, ses parents l’envoient à la rentrée 1955 entamer ses études supérieures en métropole, à l’ambiance plus calme. Préparant l’ENS de Cachan au lycée Lakanal avec Jean-Pierre Azema et Jacques Girault, il adhère à l’Association générale des préparationnaires littéraires où « la carte UNEF fait pratiquement partie du rituel initiatique ».  Note Monchablon

TETARD Françoise, notre amie (1953-2010) Nous avons appris à la fin du mois de septembre avec une grande tristesse le décès brutal de Françoise Tétard. Ingénieure d’études au CNRS (Centre d’histoire sociale du 20e siècle, Unité mixte de recherche de l’Université Paris 1 et du CNRS – UMR 8058). Françoise s’était fait une spécialité et était devenue incontournable sur un certain nombre de questions tournant autour de la jeunesse, de l’éducation populaire, de l’action sociale, de l’éducation spécialisée. Si elle n’avait abordé que secondairement le thème des mouvements étudiants, elle avait su et pu situer leur rôle au sein des politiques de la jeunesse menées dès la Libération et surtout au début de la Ve République. Elle avait rédigé dans l’ouvrage du GERME Cent ans de mouvements étudiants le dernier article, intitulé « Les étudiants : une jeunesse pas tout à fait comme les autres » qui portait sur cette question. Elle partageait par ailleurs avec le GERME et la Cité des mémoires étudiantes le goût des archives et l’obsession de leur conservation. Note Moulinier

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