lecture: Alain Coulon, Saeed Paivandi, Les étudiants étrangers en France.

Alain COULON, Saeed PAIVANDI, Les étudiants étrangers en France : l’état des savoirs, Rapport pour l’Observatoire national de la Vie Étudiante (OVE), Université Paris 8, mars 2003, 50 p.

Le rapport sur « l’état des savoirs » relatifs aux étudiants étrangers rédigé par Alain Coulon et Saeed Paivandi est une véritable mine pour tous ceux qui s’intéressent à cette question. Ce rapport comprend notamment une bibliographie de sept pages, ainsi qu’une analyse statistique préalable particulièrement fournie de cette population. Les rédacteurs de ce rapport sont tous deux enseignants en sciences de l’éducation à Paris 8, – université dont on sait qu’elle compte la plus forte proportion d’étudiants étrangers en France – , et le second (Saeed Paivandi) est lui même auteur d’une thèse de sciences de l’éducation, consacrée aux étudiants iraniens . Continue reading ‘lecture: Alain Coulon, Saeed Paivandi, Les étudiants étrangers en France.’

biographie : Henri Bangou

bangou livreNé le 15 juillet 1922 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) ; cardiologue ; syndicaliste étudiant (UNEF) 1946-1950 ; premier adjoint (1959-1965) puis maire de Pointe à Pitre (1965 à nos jours), conseiller général (1967-1985), conseiller régional (1975-1986) et sénateur (communiste puis apparenté) de la Guadeloupe, (1986-1995). Quand Henri Bangou naquit à Pointe-à-Pitre, ses parents étaient séparés, et son père se remaria.
Son père Edward Bangou était comptable à la Compagnie Générale Transatlantique, sa mère, Andrée Bellevue, lingère au lycée de Pointe-à-Pitre. Le mauvais état de santé de sa mère fit qu’Henri Bangou fut dans son enfance souvent hébergé chez sa grand-mère paternelle. Quoique catholique (le matin où le petit Henri Bangou passa le concours des bourses, avec succès, il y eut une messe propitiatoire), sa famille était d’influence socialiste : son grand-père avait été actif aux côtés d’Hégésippe Légitimus (voir ce nom) fondateur du parti socialiste à la Guadeloupe et animateur du mouvement « négriste ». Continue reading ‘biographie : Henri Bangou’

biographie: Gérard Doriath

Gérard Doriath avait été un de nos invités lors du séminaire du 27 novembre 2001, « Résistances lycéennes », ayant été partie prenante de comités antifascistes lycéens pendant la guerre d’Algérie. Il s’est éteint le 5 mai 2005 à l’âge de 63 ans. Fils de résistants, il naît, étudie, vit, travaille et milite dans le XI° arrondissement. Elève à l’Ecole primaire de la rue de la Fontaine au Roi, il adhère aux jeunesses communistes à 16 ans alors qu’il poursuit ses études secondaires au Lycée Voltaire. Il fait la connaissance d’Alain Krivine au bureau lycéen de l’UJCF, mais ne le suit pas dans la dissidence. Elu PCF depuis 1995 au Conseil d’arrondissement, il avait occupé le poste d’adjoint au Maire, Georges Sarre, chargé des espaces verts puis, à partir de 2001, chargé de la propreté.

Robi Morder

Les Cahiers du Germe n° 25, 2005.

biographie : Marc Coutty (1952-2004)

Marc Coutty rentrée 1968 TurgotDans le numéro 74 de Matériaux, pour illustrer son article sur les jeunesses en 1968, Jean-Philippe Legois  avait choisi dans le fonds Elie Kagan une photographie. Son choix ne relevait pas d’un hasard total, évidemment, mais il ne connaissait pas les personnes sur la photographie. Tout juste une indication, « lycée Turgot, mai 68 »  au verso de l’original. Erreur de Kagan rajeunissant l’image de quelques mois. Il s’agissait de la rentrée de septembre 1968 au moment où les comités d’action lycéens lancent la campagne pour le boycott.  Dans cette salle de réunion (qui sert les dimanches électoraux de bureau de vote) on y distingue au centre nettement quelqu’un qui lève le poing. C’est Marc Coutty, ou plutôt c’était… Je ne crois pas que les membres du GERME le connaissaient, mais lui nous connaissait bien, et après avoir été acteur des mouvements lycéen, il a été observateur compétent de mouvements de jeunes et d’étudiants. Continue reading ‘biographie : Marc Coutty (1952-2004)’

biographie: membres de la direction nationale de l’UNEF 1938-1945

Dans les Cahiers du Germe trimestriels N° 3/4 (1997) nous avions publié une liste établie par Stéphane Merceron pour 1938-1940. Robi Morder a repris ces données complétées par celles issues des correspondances UNEF numérisées, celles transmises par Alexandra Gottely (fonds Barralis et UNEF qui sont à la BDIC), des éléments du mémoire de Gilles Maigron, le compte-rendu du congrès de Dax. Stéphane Merceron a repris ses notes pour y apporter ses corrections et rajouts.

lecture : Benjamin Stora, La dernière génération d’Octobre

Benjamin STORA, La dernière génération d’Octobre, Stock, Paris, 2003. Connu dans un plus large public comme historien et spécialiste de l’Algérie, Benjamin Stora a été aussi dans une « vie antérieure » un militant, un responsable. Né dans une famille juive d’Algérie s’étant installée en France en 1962, Benjamin Stora est en terminale au lycée Marcel Roby en Mai 68. Il participe à des manifestations, des assemblées mais c’est après l’été qu’il s’engage dans l’Alliance des Jeunes pour le Socialisme, organisation de jeunesse crée par l’OCI . Militant étudiant à Nanterre, il est un témoin de la vie mouvementée de l’UNEF, puisqu’il est présent au collectif national de scission de l’UNEF du 10 janvier 1971 à la Sorbonne. C’est à Nanterre qu’il fait la connaissance de J.C. Cambadélis. Stora occupe de véritables responsabilités nationales, au moment de sa conversion en militant « professionnel » (comme permanent) fin 1972, où il est affecté à l’animation du secteur lycéen de l’AJS. Au début 1977, il devient responsable de la « fédérale étudiante », et en avril de la même année entre au Comité central de l’OCI. Il est donc un des acteurs importants de la « réunification » de 1980 qui donne naissance à l’UNEF-ID. En 1981, il fait le choix de quitter son poste de permanent pour « passer à la vie sociale » comme enseignant et chercheur, sans pour autant quitter ses responsabilités politiques. En 1986, c’est le départ collectif de plusieurs centaines de militants et l’entrée de « Convergences socialistes » dans le Parti socialiste, dans lequel Benjamin Stora reste très peu de temps, cessant le militantisme politique autant par déception d’un nouveau cadre insatisfaisant que pour des raisons personnelles. Continue reading ‘lecture : Benjamin Stora, La dernière génération d’Octobre’

lecture: Patrick Michel le mouvement étudiant rouennais de 1892 à 1975

Patrick MICHEL le mouvement étudiant rouennais de 1892 à 1975, Université de Rouen, UFR de lettres et sciences humaines, Département d’histoire. Mémoire de maîtrise la sous direction de Yannick Marec, 2001-02, 141 p .

Du nouveau sur les étudiants de Rouen au 20e siècle.

Cette maîtrise permet de suivre l’évolution sur un siècle d’une petite association générale d’étudiants née en 1892 et qui n’a pu parvenir jusqu’au 21ème siècle, puisque l’étude, qui s’arrête en 1975, nous apprend sa disparition vers 1999. La ville de Rouen n’a pas d’université avant 1966, et se trouve jusqu’alors rattachée à Caen ; ses quelque trois cents étudiants à la fin du 19e siècle sont essentiellement des élèves de l’école de médecine et pharmacie, augmentés d’élèves d’écoles de commerce. Continue reading ‘lecture: Patrick Michel le mouvement étudiant rouennais de 1892 à 1975’

lecture : Nicolas Manitakis, L’essor de la mobilité étudiante internationale à l’âge des Etats-Nations. Une étude de cas : les étudiants grecs en France (1880-1940),

Nicolas MANITAKIS, L’essor de la mobilité étudiante internationale à l’âge des Etats-Nations. Une étude de cas : les étudiants grecs en France (1880-1940), Thèse de doctorat en histoire, Ecole des hautes études en sciences sociales, sous la direction de Gérard Noiriel, soutenue le 24 septembre 2004. Dans une historiographie de l’émigration abondante, mais axée sur l’immigration du travail, l’histoire des relations internationales, les problèmes économiques des pays de départ, les motivations politiques ou religieuses des migrants, les questions liées au racisme et au néocolonialisme, les migrations étudiantes sont une sorte de parent pauvre. Les élèves étrangers des écoles supérieures et des facultés constituent certes de faibles effectifs en regard de ceux des migrants économiques ou même des réfugiés et ne sont pas voués à demeurer dans le pays d’accueil, mais l’impact des études à l’étranger sur la société des pays émissaires n’est pas négligeable : de retour dans leur patrie, ces exilés temporaires deviennent des vecteurs de modernisation et d’évolution des élites. Continue reading ‘lecture : Nicolas Manitakis, L’essor de la mobilité étudiante internationale à l’âge des Etats-Nations. Une étude de cas : les étudiants grecs en France (1880-1940),’

lecture: Gérard Lecha, Les jeunes et la politique

LECHA, Gérard. Les jeunes et la politique, Paris, Les Editions Libertaires, 2004, 219 p. Nous sommes à la croisée des chemins avec cet ouvrage qui relève, selon les propos mêmes de son auteur, « de l’essai, de l’enquête sociologique, du rassemblement de témoignages et de la méditation sur le sens de l’action et de l’engagement à travers l’écriture ». Cet objectif pluriel rend l’ouvrage atypique tout autant que l’objet d’étude de Gérard Lecha qui, dès les lendemains de sa thèse, s’attela à travailler sur le mouvement pacifiste Continue reading ‘lecture: Gérard Lecha, Les jeunes et la politique’

lecture : Jean-François Condette, La Faculté des lettres de Lille de 1887 à 1974 : les métamorphoses d’une institution universitaire française

Jean-François Condette, La Faculté des lettres de Lille de 1887 à 1974 : les métamorphoses d’une institution universitaire française, thèse de doctorat soutenue le 14 janvier 1997 à l’université de Lille III – Charles de Gaulle, 1276-144 p.

On ne dira jamais assez l’intérêt de lire le texte original des thèses de doctorat, malgré leur longueur parfois écrasante (ici, plus de 1400 pages), de préférence à sa version publiée et forcément raccourcie (430 pages dans le texte publié sous le titre La Faculté des lettres de Lille de 1887 à 1945, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 1999). Les trois gros volumes de la thèse de Jean-François Condette qui correspondent aux trois sections chronologiques de son étude Continue reading ‘lecture : Jean-François Condette, La Faculté des lettres de Lille de 1887 à 1974 : les métamorphoses d’une institution universitaire française’