1986-2016, les 30 ans du mouvement Devaquet. 5/ « Plus rien ne sera jamais comme avant » Génération 86? Les traces

baraka-janvier-1987Le mouvement étudiant de 1986 a une dimension internationale peu soulignée à l’époque. Face à des politiques universitaires allant dans le même sens, de fortes mobilisations étudiantes touchent l’Espagne, la Belgique, puis l’Italie, le Mexique. Même en Chine – sur d’autres thèmes – ce même hiver on fait référence au mouvement français Dans l’hexagone, à la sortie du mouvement certains caressent l’espoir d’une restructuration du mouvement étudiant, voire d’une régénération de la vie politique prenant en compte les aspirations et le répertoire d’action des jeunes. 

Un répertoire reproduit et réinventé dans une sociologie étudiante et militante particulière.

La masse en  mouvement est effectivement impressionnante et inédite.  Les autorités donnent le chiffre officiel de 1 576 manifestations réunissant 495 000 manifestants à Paris et 1 870 000 en province du 18 novembre au 10 décembre[1]. La « déferlante lycéenne » composaient entre les deux tiers et les trois quarts des cortèges. En France l’on avait connu un précédent, c’est le mouvement lycéen contre la Loi Debré (1973)[2] qui avait entraîné les étudiants et les jeunes élèves du technique, mais pour les jeunes, y compris les jeunes militants c’est lointain et… inconnu. La masse scolarisée est évidemment plus importante qu’en 1973, et qu’en 1976. La massification des manifestations est allée grandissant au cours des années 1980 (que l’on pense aux manifestations vécues par celles et ceux qui font 1986 : « marche des beurs », concerts de SOS racisme, manifestations pour l’école privée en 1984) sur des thématiques apparemment moins « politiques » et plus sociétales qui amèneront ceux qui critiquaient en septembre 1986 la passivité de la « bof génération » à évoquer en décembre la « génération morale » ! Les moyens de transport comme le TGV permettent un recours plus systématique aux manifestations nationales.  La figure des mouvements change, en 1986 la féminisation est notable, chez les porte-paroles, dans les services d’ordre, dans les délégations, même si on est loin de la parité. Mais on est bien loin de la prépondérance masculine à quasi 100% du mouvement de 1976. De même, la part prise par la jeunesse issue de l’immigration – résultats des mobilisations des années 1980 comme de l’intégration au système scolaire – est notable. Malik Oussékine en est aussi un symbole significatif, d’origine populaire, il est étudiant à Dauphine.

liberation-la-nouvelle-vague-28-nov-1986Le répertoire d’action se modifie peu, il s’adapte évidemment au milieu et à son environnement. Ainsi, le rapport avec la presse est bien différent de celui de 1968 : les étudiants se montrent, tiennent compte de l’impact médiatique. 68 avait les radios périphériques, 86 a le minitel (mis à disposition par Libération), les journalistes sont souvent des anciens de 68[3]. Beaucoup n’ont que peu à perdre, pensant qu’ils seront placardisés ou évincés par le nouveau pouvoir et ses projets de privatisations ou de reprise en mains, ils s’en donnent « à cœur joie » et jouent un rôle par exemple dans la dénonciation des provocations policières (« l’homme à l’écharpe jaune »). Un monteur de TF1 sera même poursuivi par le ministre Pasqua[4]. La multiplication des filières « Info com’ » permet à leurs étudiants d’animer les « commissions media » et certains journaux de la grève se maintiendront, tels La Gazette à Nanterre, ou Sorbonne(s) nouvelles qui aura une longévité importante.

C’est dans ces conditions que la coordination est, non pas inventée (elle fait partie du répertoire lycéen et étudiant depuis l’après 1968[5]) mais confortée puisqu’aucun syndicat n’en conteste la légitimité, ni ne cherche ouvertement à la contourner alors qu’en 1976 les deux UNEF sont « un pied dedans, un pied dehors ». Seuls des contacts informels (dits « secrets ») ont lieu, mais ils n’engagent à rien et surtout – étant « secrets » – s’annulent d’autant qu’aucun des protagonistes ne contrôle le mouvement d’une part, ni  ne dispose d’une autorité réelle au point de vue gouvernemental. Tout ceci ne vaut que parce que le mouvement est massif et homogène : durant ces trois semaines et demi la grève est générale. C’est la masse mobilisée qui donne à la revendication du retrait son caractère réaliste. La divergence de départ entre partisans de la revendication du retrait et ceux plus timorés ne tenait pas à l’analyse de la loi, mais à la possibilité d’avoir un mouvement de masse sur ce sujet. La peur d’une partie des directions syndicales était de « perdre la face » (tant vis-à-vis des étudiants que des pouvoirs publics) si la mobilisation n’était pas au rendez-vous de l’enjeu affiché. Les minorités n’avaient pas les mêmes enjeux, mais au bout du compte l’ensemble des composantes tenait « sa place » dans un dispositif finalement commun.

 « Apolitisme ?»

Les organisations syndicales et politiques, pour une population étudiante quasiment deux fois supérieure à 1976, disposent d’un nombre réduit de militants (l’on parle ici des actifs réguliers et pas des simples adhérents) est bien inférieur. Sans doute moins d’un millier[6] au total là où l’on en comptait plusieurs milliers dix ans auparavant. Les changements qui ont affecté la majorité de l’UNEF ID (sortie du PCI) confrontée à une situation nouvelle – saut vers l’inconnu – rendent le syndicat plus fragilisé[7], d’autant que dans la minorité une partie des militants se montre moins disposée à y rester[8].  Avant la grève, courant octobre, à Jussieu une réunion sur la réforme réunit une quinzaine de personnes[9]. Ceci explique que le mouvement soit difficile à « encadrer », et surtout impossible à « contrôler » selon une vision policière qui voit des manipulations.

banderolle-on-se-manipule-tous-seulsL’apolitisme proclamé, c’est d’abord une volonté d’indépendance vis-à-vis des partis et des syndicats, mais ces soi-disant « apolitiques » confient en toute connaissance de cause à des militants connus pour être syndicalistes, voire politiques, le soin de les représenter… du moment qu’ils « respectent le mandat » d’une démocratie directe (AG, coordinations). Les étudiants ne sont pas ignorants : Le Monde du 6 mars 1986 rapporte : « Les étudiants s’intéressent de nouveau à la politique et ils sont revenus à la gauche. Telles sont les indications majeures de ce sondage, qui marquent certainement une évolution rapide et brutale du milieu universitaire. 58 % des étudiants déclarent être  » très  » ou  » assez  » intéressés par la politique – ce qui est nettement supérieur à la moyenne nationale : un sondage réalisé par la SOFRES, en novembre dernier, donnait 41 % pour l’ensemble de la population française ». On assiste à un « brusque retour à gauche[13] »Mais une constante est confirmée par l’enquête : « une solide méfiance à l’égard des partis et des élections. 72 % d’entre eux ont une image négative des partis politiques – les étudiants de gauche étant encore plus sévères que ceux de droite ».

Une fois la mobilisation enclenchée, les militants ont – de par leur expérience – une influence réelle et un apport pour donner corps, forme, efficacité à cette énergie qui se manifeste chez des centaines de milliers de jeunes pour qui ce mouvement est le premier. La « politisation » – déjà nourrie par l’action et les discussions dans les AG, commissions, etc. entre étudiants militants ou non, s’accélère par la confrontation avec l’Etat et notamment ses forces de répression. Le mouvement « bon enfant » est surpris, et bascule, dès le 4 décembre. Là où les AG sifflaient au nom de « pas de politique » quiconque annonçait une couleur – même syndicale[10] – on entend le 5 décembre au matin « Chirac Démission » !

86, Et après : évènement (re)fondateur ?

edf-l-apres-mouvementToutes les mobilisations étudiantes ne « restent pas » dans l’histoire au même titre. Les seules mobilisations étudiantes réduites à leur champ, ou à leur territoire sont en règle générale « oubliées » – même si le travail de recherche peut les rendre accessibles et encore faut-il que des acteurs s’en saisissent, et quand ils le font c’est avec un intérêt propre, en fonction des besoins du moment. 1968 demeure non parce que ce fût un mouvement étudiant en soi, mais par la crise sociale, politique, par la grève générale de millions de salariés dont les manifestations étudiantes furent non la cause mais le point de départ.

1986 demeure et on peut émettre quelques hypothèses. D’abord par la masse mobilisée – millions d’étudiants et lycéens – au contact avec les personnels, les parents (eux-mêmes salariés pour la plupart, et ayant « fait » 68), et par la victoire (le retrait obtenu), première fois depuis au moins 68 – sinon plus loin encore – que le mouvement étudiant obtenait satisfaction sur sa revendication.

Il y a la mort de Malik Oussékine qui reste dans les mémoires, et l’on parlera même du « syndrôme » 1986 pour évoquer la peur des gouvernants face à des mobilisations de jeunes. Mais début décembre la crise étudiante était en train de devenir crise politique, avec danger de crise sociale. Crise politique car – dans la cohabitation avec Mitterand en embuscade qui soutient quasi ouvertement le mouvement – le gouvernement et la majorité se délitent. Chaque composante, chaque ministre joue sa carte indépendamment des autres. Quand à la situation sociale, Edmond Maire (CFDT) et André Bergeron (FO) qui rend visite à Chirac tirent une sonnette d’alarme. Dans les entreprises, les salariés commencent à regarder le mouvement étudiant avec plus que de la sympathie. Rappelons que Chirac (comme Balladur) étaient avec Pompidou à Grenelle en 68, et que la crainte de jonction étudiants/salariés demeure pour eux constante. 1986, puis le retrait du CIP en 1994 doivent quelque chose à cette expérience. Le développement du mouvement des cheminots dès le 18 décembre rendait a posteriori la crainte justifiée. 1968 n’était pas si loin.

Les effets sur les mouvements étudiants

etats-generaux-mars-1987La revendication semblait plutôt « autolimitée » (le retrait), et la grève s’arrête le résultat obtenu. En y regardant de plus près, l’on s’aperçoit à la lecture des motions et plate-formes de qu’ il y a beaucoup d’éléments d’alternatives car le mouvement ne défend pas le statu quo, il écarte une menace considérée comme fondamentale. La fin de la grève évite le pourrissement, mais pour une partie des étudiants la réparation des états généraux du 22 mars permet de continuer.

Ce ne sont plus des assemblées de centaines ou de milliers d’étudiants qui se réunissent. La grève est finie, les cours ont repris. Pour aller « de la défense de valeurs à celle d’un projet »[3], au total environ 15 000 personnes ont participé aux discussions et préparatifs. C’est peu si l’on compare à la grève générale, mais beaucoup si on compare avec les forces militantes initiales d’octobre 1986. Insuffisant en tous cas pour que le travail effectué dans les commissions puis en plénière – un programme de propositions alternatives – suscite une mobilisation pour sa réalisation, insuffisant pour peser dans le sens d’une restructuration du mouvement étudiant qui a conservé après 1986 ses mêmes contours, recrutement important en plus, avec des organisations en concurrence tentant de jouer chacune sa carte et de tirer séparément des bénéfices. Les Etats généraux de mars 1987 ne débouchent pas sur une « grande UNEF » (projet de motion de la commission 13) s’appuyant sur les nouvelles couches engagées – ni l’une ni l’autre des UNEF ne le voulait. Dans le mouvement étudiant, l’UNEF ID se voit confirmée à la première place, l’UNEF dite SE se « requinque » avec les états généraux, PSA se maintient et se développe un peu, des mobilisations marquent les rentrées autour des thématiques des budgets et de l’austérité….

La fusion des deux UNEF se fera en 2001, dans un contexte bien différent : évolution du paysage politique et syndical général, mur de Berlin en 1989, émergence de la FAGE  et difficultés de l’UNEF ID à nouveau[11] sans que cela renforce l’UNEF SE. Le PCF et/ou la CGT n’avaient plus d’intérêt, ou de volonté de l’appuyer en ces années Jospin de gauche plurielle ?[12] On est bien loin de 1986.

Et sur la société

le-mouvement-etudiant-fait-rever-le-psu-le-matin-13-14-decembre-1986Beaucoup d’étudiants et de lycéens de 1986 – moment fondateur pour eux – qui ont commencé à s’engager cet automne là ont continué dans les associations, syndicats, partis. Mais ce n’est pas quelque chose d’inédit : il en est allé de même de la génération des « années 1968 », comme auparavant de la « génération algérienne ». Pour beaucoup de militants déjà engagés, que ce soit dans les UNEF, les mouvements antiracistes, ce fut aussi un moment refondateur. « Plus jamais ça » est un slogan qui visait la répression, la mort de Malik Oussékine, mais aussi la volonté de renouveler, de recomposer la vie politique. La réussite a-t-elle été au rendez-vous ? Une « génération 86 » aurait-elle réussi là où la génération de la résistance a échoué ? Le renouvellement de la vie politique a plutôt consisté au rajeunissement/rafraichissement des structures traditionnelles. Mais pour beaucoup ce fut la recherche de nouvelles pratiques, de nouvelles voies[13]. Certains s’engagent immédiatement soit dans la campagne Mitterand, soit dans la campagne de Pierre Juquin (David Assouline, Sylvia Zappi, Christine Tchepiega par exemple). Pour le court, mais surtout le long terme, pour éviter une vision impressionniste,  il faudrait des études prosopographiques à grande échelle pour savoir si les cohortes de 1986 ont une spécificité de trajectoires, d’engagements en comparaison de leurs aînés.. Ce qui est certain, c’est que comme leurs prédécesseurs, de plus en plus salariés à la suite de leurs études, ces étudiants et lycéens ont renouvelé les répertoires d’action du mouvement social. Dès 1987-88-89 apparaissent les coordinations dans des luttes sociales, dans des populations formées dans l’enseignement post-baccalauréat, dans des milieux aussi bien très syndiqués (cheminots, instituteurs) que peu syndiqués (infirmières).

La fin des réformes globales sélectives…

le-pc-tente-lanalyse-du-mouvement-etudiant-le-matin-16-decembre-1986En tout état de cause, le mouvement Devaquet a eu un effet sur les politiques universitaires : c’est la dernière tentative de sélection à l’entrée en faculté, et le début d’une nouvelle vague de massification que le gouvernement de gauche après 1988 va cette fois-ci accompagner et encourager (Plan université 2000 notamment). Il y a 863 000 étudiants dans le supérieur en 1976, 1 040 000 en 1981, 1 230 000 en 1986 soit à chaque fois 200 000 de plus tous les 5 ans. En 1991 on en compte quasiment 500 000 de plus (1 700 000) et 2 150 000 en 1996, soit 450000 supplémentaires[14].

Même si la sélection est passée par d’autres voies, et l’autonomie par plusieurs vagues avec des réformes par « morceaux » (LMD, LRU entre autres), ce sont des millions de jeunes qui ont pu suivre des études supérieures, et transformer ainsi la sociologie des mondes du travail, et les professions. En 2012 la structure de la population active par qualification en France faisait apparaître la photographie suivante : environ un tiers de diplômés du supérieur, un cinquième de bacheliers, un quart au niveau CAP/BEP, moins de 10 % au niveau du brevet des collèges et le reste (16 %) sans diplôme ou disposant du certificat d’études primaires (CEP)[15]. Les aspirations a diriger sa vie, décider collectivement sont renforcées par la conscience du niveau de compétences, de savoirs. L’expérience de l’action collective dans la jeunesse scolarisée ne peut alors que mettre en cause les modes anciens de délégation depouvoir, et poser la question d’autres modes de représentation.

[1] Emmanuel Aubert, rapport au nom de la commission d’enquête, Assemblée nationale n° 850 Journal officiel du 17 juin 1987.

[2] Didier Leschi, 1968-1973, 5 ans de contestation dans les lycées. Contribution à l’étude des mouvements lycéens des CAL à la loi Debré, maîtrise d’histoire contemporaine, Paris X, 1986. Robi Morder, “ La grève lycéenne contre la loi Debré : une mobilisation de la jeunesse contre toutes les casernes ” in Autopsie du service militaire, Autrement, 2002. Karel Yon, La Ligue communiste et le mouvement lycéen contre la loi Debré (printemps 1973) : rôle et place d’une “ avant-garde ”dans le mouvement de masse, mémoire de sciences politiques IEP Paris 1999.

paris-viii-non-a-la-violence-1986[3] Marc Coutty, ancien des JCR et du CAL Turgot, est alors journaliste au Matin de Paris.Gérard Courtois du Monde est un ancien rédacteur d’un journal local du 14ème arrondissement.

[4] Le Matin du 17-18 octobre 1987.

[5] Jean-Daniel Lévy, Les coordinations, émergence et développement. Etude à partir des mobilisations de la jeunesse scolarisée DEA de sociologie politique (Isabelle Sommier dir.) Paris 1 ? 1997 ; Didier Leschi, Un aspect particulier des mobilisations, les coordinations : étude comparative du phénomène des coordinations, DEA de politique comparée, (Michel Dobry dir.) Paris 10, 1989. Didier Leschi « Les coordinations, filles des années 1968 », Clio, n° 3, 1996. Didier Leschi  « La coordination nationale étudiante dans la grève générale de 1986 », Les Cahiers du Germe, spécial n° 4, 2003-2004. Robi Morder Revendications-négociations : débats et pratiques dans le syndicalisme étudiant en France (1976-1989), DEA de sciences politiques, (Michel Dobry dir.) Paris X 1989

[6] Michel Dobry, , « Calcul, concurrence et gestion du sens : quelques réflexions à propos des manifestations étudiantes de novembre-décembre 1986 » in FAVRE Pierre (dir.), La manifestation, Paris, Presses de la FNSP, 1990.

[7] Ce que confirment le 6 décembre 1996  Philippe Darriulat et Malik Larabi.

[8] Au stage étudiant de rentrée des JCR des voix s’élèvent pour relativiser l’UNEF ID au profit de l’UNEF SE, d’autres préfèrent se consacrer à d’autres activités.

[9] David Assouline, 6 décembre 1996.

[10] C’est par exemple le cas de Nanterre quand l’intersyndicale du personnel, et même une délégation de syndicats des postiers, viennent apporter un message de soutien.

[11] En 1989 l’UNEF ID a 35% des voix au CNESER devant l’UNEF SE avec 16,38% ; en 1994, la liste présentée par la FAGE  (29,12%) passe devant l’UNEF ID (25,98%), l’UNEF SE étant à 16,46%.

[12] Lucas Jourdain, Comment s’est opérée la réunification de l’UNEF dite SE et de l’UNEF-ID, dossier de recherche de M1 de sciences poliriques, Paris 1, 2007.

[13] « Le mouvement étudiant fait rêver le PSU », Le Matin, 13-14 décembre 1986.

[14] Il faut bien sûr sortir des grandes masses et aller dans le détail, selon les filières, hors de l’Université, car il y a massification et diversification, ainsi que féminisation. Voir Antoine Prost, Jean-Richard Cytermann, « Une histoire en chiffres de l’enseignement supérieur en France », Le Mouvement Social 2010/4 (n° 233).

[15] Insee, enquête emploi 2014. Voir sur la répartition de ces diplômés l’enquête 2014 de l’Observatoire des inégalités.

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